Hexafret : comment le successeur de Fret SNCF ambitionne de ravir des marchés à la route
Fret SNCF

Fret SNCF est mort, vive Hexafret !  Rail Logistics Europe, la branche du groupe SNCF, réunissant toutes les activités de transport ferroviaire de marchandises a présenté, le 4 novembre, l’organisation appelée à voir le jour au 1er janvier 2025.

L’actuel Fret SNCF sera scindé en deux sociétés. La première, Hexafret avec 4 000 cheminots, sera positionnée sur l’activité de groupage de wagons avec « la volonté de développer ses parts de marché chez ses clients chargeurs, logisticiens et transporteurs, y compris routiers. » précise la SNCF. Cette activité qui recouvre le wagon isolé sera ainsi éligible aux subventions d’Etat.

Cette future entreprise ferroviaire dont Charles Puech d’Alissac prendra les rênes vise également « des secteurs traditionnellement opérés par la route » comme les « produits de grande consommation. » Au total, Hexafret revendique la capacité de desservir 1 300 sites industriels en France et en Europe.

Fret SNCF : abandon d’une vingtaine de trains réguliers à la concurrence

Quant à la seconde entité, Technis, elle aura la charge de l’entretien des locomotives et des wagons avec 500 salariés. Grâce à un tel ensemble, la SNCF ambitionne « un chiffre d’affaires cumulé de 700 millions d’euros » comparable à celui de 2023. Cela suppose un effort important de conquête commerciale alors qu’entre temps, Fret SNCF a été contraint d’abandonner à la concurrence plus d’une vingtaine de trains réguliers.

Une chose est sûre : cette réorganisation est conforme au plan négocié par la France avec Bruxelles pour assurer la survie de Fret SNCF et lui épargner d’avoir à rembourser à l’Etat quelque 5,3 milliards d’euros d’aides jugées indues par la Commission européenne.

Marc Fressoz

Une évidence : le plan Marshall lui donnerait des ailes (même s'il vaut mieux qu'il reste sur les rails).

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