Conférence financement des infrastructures.
28 juin 2025" Les coûts de l'inaction climatique :
- le coût assurantiel des aléas climatiques : 6,5 Md€ par an
- le coût social de l'inactivité physique : 140 Md€ par an
- le coût social de la pollution de l'air : 17 Md€ par an
- le coût direct et immédiat de la suppression des ZFE : 4,4 Md€ en 2025
(NDLR : ZFE, j'avais dit qu'il existait une autre solution !)
Les infrastructures les plus éco-compatibles :
- le coût social du bruit routier : 76 Md€ par an
- le coût d'une voiture pour son propriétaire et pour les finances publiques : 3 763 € par véhicule et 14 Md€ le coût du stationnement public pour la collectivité
- les écarts de consommation d'énergie sont au bénéfice du ferroviaire : ... c'est le cas du ferroviaire qui consomme 8 fois moins d'énergie que la route à cause de la meilleure adhérence des roues sur le rail que sur la route (NDLR : j'aurai parlé de moindre résistance à l'avancement, l'adhérence au contraire pose des pb au rail ! - mais il les maîtrise - mieux que la route)
- les calculs d'émission de CO2 sont largement au bénéfice des modes collectifs : il aurait été intéressant de donner les chiffres à la tonne, les marchandises parcourant de longs trajets (!!!)
- la raréfaction des matières premières plaide pour la rénovation : d'où l'intérêt de données à la tonne ! Autre élément à prendre en considération : la situation géopolitique actuelle. L'armée, tous corps confondus, aura besoin de chemins de fer performants et fiables.
Ma conclusion :
- il faut intégrer le transport des marchandises dans la réflexion :
- elles parcourent de longues distances avant d'être livrées,
- elles sont sources de recettes importantes pour les Réseaux,
- avec la mondialisation, les points de départ sont les ports,
- leur déplacement doit être pensé au niveau continent,
- les installations ferroviaires pour les marchandises sont le plus souvent au centre des villes (celles qui n'ont pas été cédées !) ou en proche banlieue. Par suite, le "dernier km", la livraison chez le destinataire peut (doit) être réalisée en VUL électrique (faible distance, capacité des batteries plus importante, points de recharge en développement et à installer aux points de chargement - utilisation du temps de chargement - ...)
- bien entendu, des investissements sont nécessaires, mais aux coûts modérés : les "fourgon batterie" évitant le recours à la caténaire, incompatible avec la manutention verticale des nouveaux conditionnements des marchandises.
"S'il survit au XXème siècle, le chemin de fer sera le mode de transport du XXIème siècle." Louis ARMAND
Le transport des marchandises est indispensable à la survie des chemins de fer :
- le train autonome réduira les coûts de production en supprimant les RHR, Repos Hors Résidence (la route commence à en pâtir),
- le train autonome permettra la saturation des réseaux : utilisation des creux de nuit non utilisables en voyageurs (du moins ne donnant pas la saturation),
- il va de même avec l'attelage automatique, à forte réduction des coûts,
- le développement de l'IA bien comprise facilitera la production et fournira les indicateurs indispensables aux études de conception (des plans de transport, des programmes de production, de suivi de gestion, ...).
Laissez-moi construire le chemin de fer du XXIème siècle, soutenez mon PLAN MARSHALL.
Il y a urgence, la sécurité se dégrade au fret (comment pourrait-il en être autrement dans ce climat d'incertitude), j'en ai encore eu la preuve récemment.
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