FDS - 26 - Votre espérance de vie n'est pas inscrite dans vos gènes.
17 avr. 2025"On pensait que la longévité en bonne santé était déterminée à 80% par la génétique et 20% par le mode de vie. En réalité, c’est l’inverse. Et la bonne nouvelle, c’est qu’on peut agir sur les cinq piliers principaux".
Qu'en pense l'épigénétique et Joël de ROSNAY :
" Nous vivons une transition de notre modèle de santé. Le système tel qu’il était conçu dans les années 1950 ne fonctionne plus. Mais il existe des moyens de sortir de l’impasse.
Nous sommes face à de grands changements. Le premier concerne ce que l'on pourrait appeler « le patient éclairé » ou « augmenté », le second s'attache aux nouvelles technologies de la santé, à la santé connectée ou e-santé, et le troisième à l'épigénétique, la science qui démontre comment le comportement humain agit sur l'expression des gènes. Ces trois éléments créent une possibilité nouvelle de prévention mesurable et de responsabilisation des gens face à leur santé, ce que commence à comprendre l'industrie pharmaceutique.
Les patients éclairés sont des personnes de plus en plus connectées sur les réseaux sociaux et qui peuvent aller chercher des informations concernant leur santé sur les moteurs de recherche. Ils discutent ensemble, échangent et sont de plus en plus informés et concernés. De nombreux médecins assurent aujourd'hui qu'ils apprécient avoir affaire à des patients qui leur posent les bonnes questions, même s'ils peuvent aller jusqu'à contredire leurs ordonnances. Le numérique joue un rôle déterminant dans l'évolution des modèles de santé. Les applications santé disponibles sur les smartphones se multiplient aujourd'hui de façon exponentielle. Les outils sont non seulement portables mais mettables. Comme des montres, par exemple, qui mesurent un certain nombre de paramètres sur la peau, permettant de visualiser les résultats ou les alertes sur un tableau de bord santé personnalisé, l'écran de son smartphone par exemple, résultats que l'on pourra d'ailleurs envoyer à son médecin.
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Mais ces nouvelles pratiques risquent de créer une forme « d'ubérisation » de la santé. Des entreprises ont créé la désintermédiation des structures traditionnelles en offrant des services et des produits plus personnalisés, de manière plus rapide, face à des systèmes trop lourds, trop chers, trop complexes. Grâce au numérique, on peut rapprocher offre et demande. Ces entreprises de désintermédiation, comme les GAFA, sont des disrupteurs qui inversent le modèle classique et traditionnel que nous connaissions. En santé aussi. Ce risque existe.
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Pour en savoir plus : Être responsable de sa santé : un trop grand défi ? par Joël de Rosnay
Mais je préfère garder mon pouvoir de décision, mon esprit critique conforté par un échange oral avec mes médecins.
Personne n'aura ma liberté de pensée (et de penser). !
C'est pourquoi je vous propose d'en faire autant. Je fournis la matière, vous réfléchissez et agissez en conséquences.
L'IA a ses limites parce qu'elle n'a pas d'intelligence. Et l'intelligence humaine ...
Quelles sont les actions à entreprendre, pour rester en bonne santé ?
Pour améliorer votre espérance de vie en bonne santé, voici ce que vous pouvez faire, dès aujourd’hui :
- Optez pour une alimentation équilibrée : "Privilégiez fruits, légumes, céréales complètes et réduisez les aliments transformés" ;
- Réalisez une activité physique régulière : "Trente minutes d’exercice modéré par jour suffisent pour réduire les risques cardiovasculaires" ;
- Maintenez un poids santé : "Garder un IMC entre 18,5 et 24,9 diminue le risque de diabète et d’hypertension" ;
- Limitez l’alcool : "Pas plus d’un verre par jour pour les femmes, deux pour les hommes et pas tous les jours" ;
- Arrêtez de fumer : "Les non-fumeurs vivent en moyenne 10 ans de plus".